A partir de là,...

...j'ai puisé et rassemblé dans ma pratique artistique éclectique les savoir-faire et esthétiques à mettre au service de cet univers ancien.

Pour la construction des objets, le moulage, le modelage et la sculpture ont été de mise.

Le papier mâché, le papier ciré, le liège, ont été autant de matériaux simples et classiques pour développer une esthétique brute et naïve.

Mes connaissances en couture m’ont permis de styliser les marionnettes. Le vêtement et la coiffure du XVIIIe sont codifiés et revêtent une importance symbolique dans la représentation du statut social.

 

La découverte des films de Georges Mélies m'a inspirée et confortée dans le désir de créer des films d'animation pour ce spectacle, sans avoir la prétention de rivaliser avec son génie. Le cinéma m'offre des possibilités de trucages et d'illusions pour la manipulation des objets. Il permet de nous entraîner sur une autre échelle spatiale et temporelle. Il offre différents degrés de narration possibles : psychique, onirique...

 

Enfin, sensible à l'esprit symbolique qui émane des œuvres plastiques, j'ai cherché une image qui pourrait à elle seule symboliser mon propos : raconter les méfaits d'un capitalisme ogre. A l'instar d'Andy Warhol, j'ai trouvé l'icône de la femme nourricière. Son slogan pourrait se décliner ainsi : " Qu'importe la monstruosité, si l'organe permet une plus grande rentabilité ! "

Delphine Delafosse

 

Sources :

« La part de l’autre » d’Eric-Emmanuel Schmitt

« La question humaine » de François Emmanuel

« Les monstres, histoire encyclopédique des phénomènes humains » de Martin Monestier